La saison de pêche est repartie au village acadien de Cap Pelé.

Cette année, par de report de la saison pour cause de pandémie, les bateaux de pêche ont pu reprendre le large sur la côte acadienne. C’est la saison du hareng dans cette zone de pêche 55. Dans le sud du Nouveau Brunswick, une grande partie de la pêche se passe autour du village acadien de Cap Pelé. Depuis 200 ans, ce village vit de la pêche du homard, du pétoncle et du hareng. Il importe 95 % du hareng fumé dans le monde ! Quand on longe le village de Cap Pélé, dominant le détroit de Northumberland, on y trouve une belle plage de 2.5 km de long mais aussi un nombre important d’usines de conditionnement du homard et des boucanières ou boucaneries, ces usines où l’on fume le hareng.  Pas moins de 60 pêcheurs sont encore en activité dans ce village de 2000 âmes. Il existe une trentaine de boucanières plus ou moins grandes. On y trouve aussi, des maisons traditionnelles acadiennes de pêcheurs, à l’air désuet, mais quand on regarde de plus près, on tombe sur de  très belles villas modernes et luxueuses, surplombant l’océan et à l’horizon l’île du Prince Edouard. C’est que la pêche rapporte gros dans ce village ! Le homard est traditionnellement congelé ou transformé dans les usines du village. Mais, depuis 2018, les exportations de homards vivants ont augmenté de 50 %, des chinois, bien évidemment ont commencé à racheter des usines et exportent 90 % de  leurs ventes en Chine !

Le petit port de Cap Pelé
De l’océan..directement à la boite de conserve!
Au loin, les falaises rouges de IPE
La plage Nicolas qui s’étend jusqu’au village de Cap Pelé

Pourquoi la reine d’Angleterre est-elle la reine du Canada ?

C’est une question que mes élèves me posent souvent, surtout avec l’actualité de cette semaine. Et eux-mêmes ont peu de connaissance sur la reine, certains ne le savent même pas ! Et pourtant, la Couronne, comme on l’appelle ici est à la tête du gouvernement canadien et aussi de 15 autres pays dont l’Australie, la Nouvelle-Zélande et les Bahamas. Elle est aussi chef d’état et monarque constitutionnel des 51 pays qui forment le Commonwealth. On dit souvent que son rôle n’est que symbolique, mais franchement quand on regarde toutes ses missions, elles vont bien au-delà du symbolisme. Au Canada, sur l’organigramme du gouvernement, elle se situe tout en haut, et comme elle ne peut pas être dans les 16 pays, elle nomme, sur l’avis du Premier ministre, un Canadien qui le représentera au Canada. Il s’agit du Gouverneur général au niveau fédéral et un gouverneur lieutenant au niveau provincial.

Le Gouverneur général exerce plusieurs fonctions liées au Parlement.

 C’est lui qui nomme le Premier ministre comme chef du gouvernement et qui inaugure une nouvelle session parlementaire en prononçant le discours du Trône dans la Chambre du Sénat. Il s’agit d’un discours cérémoniel, rédigé par le Bureau du Conseil privé, dans lequel le Gouverneur général présente les objectifs du nouveau gouvernement. Le Gouverneur général est celui qui dissout le Parlement et qui accorde la sanction royale aux projets de loi adoptés par le Parlement.

Le Gouverneur général exerce de plus les fonctions suivantes :

  • C’est le commandant en chef du Canada (des Forces armées canadiennes).
  • Il reçoit les dignitaires étrangers et visite d’autres pays à la demande du Premier ministre.
  • Il souligne l’excellence en remettant des prix et décorations à des Canadiens qui se sont démarqués dans leur domaine.

Le Gouverneur général possède deux résidences officielles où il vit et travaille : Rideau Hall, à Ottawa, non loin de la colline du Parlement, et la Citadelle, à Québec

Et c’est la même chose dans les autres 15 pays ! Pour un petit bout de bonne femme, ce n’est pas rien !

Ici pas de grand engouement pour les fastes et les potins de la famille royale, même si on trouve le portrait de la reine et son sceau sur tous les bâtiments et documents publiques, elle ne semble pas passionner les canadiens !

La ville de Dieppe, au Nouveau Brunswick, jumelée avec la ville de Dieppe en France.

Comme beaucoup de villes américaines, il existe beaucoup de villes canadiennes qui portent des noms français : Montpellier, la capitale du Vermont, Paris, au Texas, Saint Louis dans le Missouri et tant d’autres ! Le Canada ne manque pas non plus de villes rappelant les liens forts historiques unissant les deux pays. Encore moins l’Acadie. Tous les villages ou villes acadiennes font référence à l’histoire de nos ancêtres arrivés ici avec Samuel de Champlain. C’est tout naturellement, que la ville de Dieppe où j’habite a été nommée dans les années 50 d’après une ville française. C’était avant cela une petite bourgade qui s’est développée et continue à se développer très vite. Elle compte aujourd’hui pas loin de 30 000 habitants. Le nom de Dieppe a été choisie pour deux raisons, tout d’abord, parce que Samuel de Champlain est parti de Dieppe, et est arrivé ici, au Nouveau Brunswick en 1604 qu’il a d’abord nommée la Nouvelle France. Ici son nom est partout, c’est même le nom du  grand centre commercial ! Jacques Cartier est inconnu des canadiens ! Encore des points de vue historiques divergents ! La deuxième raison est le débarquement désastreux à Dieppe, en Normandie, le 19 août 1942 où des nombreux soldats canadiens ont péri. Le monument au mort, d’ailleurs,  sur la place Champlain de la ville est orné de galets de la plage du débarquement à Dieppe, rapportés par des élèves.

Les deux villes sont jumelées aujourd’hui et il existe des échanges entre les deux villes. La ville de Dieppe, du Nouveau Brunswick est aussi jumelée avec Carencro, en Louisiane, où de nombreux acadiens ont fui  lors du grand « déménagement » comme on l’appelle ici,  mais c’est plutôt d’un véritable génocide des acadiens qui s’est produit suite aux guerres avec les anglais.

Petit détour par le petit village de Elgin, vendredi après l’école, pour un petit pot chez une collègue. A 20 mn de Petitcodiac, au creux des Appalaches, un petit air des Alpes..
La neige a fondu, et il faisait 18 ° C, ce vendredi !
Par contre, l’herbe est encore bien jaune, il faut patienter encore un peu…Beaucoup de fermes dans le village d’Elgin, souvent celles de mes élèves. Ici une ferme acéricole, des grands-parents de Frasier, un élève de 4eme et des fermes d’élévage aussi.
Sur les hauteurs des collines, les parties déboisées sont des champs de myrtilles, une vraie économie locale, comme en Nouvelle-Ecosse. Ma collègue me racontait que adolescente, elle ramassait les myrtilles chaque été, un seau à la main et été payée au nombre de seaux ramassés dans la journée, jusqu’à 12heures accroupie dans les myrtilliers ! Aujourd’hui, la récolte est largement mécanisé et les adolescents sont remplacés par des saisonniers venant d’Amérique centrale, comme pour la saison du homard!

Fredericton, la capitale du Nouveau-Brunswick

Située à 1h50 de Moncton, à l’ouest, Fredericton est la capitale du Nouveau-Brunswick. Plus petite que Moncton, mais plus chargée d’histoire, elle est le siège de l’assemblée et du gouvernement provincial. Nichée au bord de la rivière St Jean, qui prend sa source à la frontière entre le Québec et le Maine et va se jeter dans la baie de Fundy à St Jean ou St John( qu’il ne faut pas confondre avec St John’s la capitale de Terre Neuve et Labrador), elle a attiré les premières nations pour sa proximité avec la rivière et sa situation géographique, qui s’y sont installés. Peut-être à tort, comme le laisse entendre un panneau explicatif au bord de la rivière, car celle-ci est très capricieuse et est régulièrement en crue, comme hier d’ailleurs, après les pluies importantes de ces derniers jours. Des crues impressionnantes ont eu lieu au fil des années. 1973 et 2008 ont été des années historiques, avec une montée des eaux de plus de 2 mètres dans toute la région, les rues de Fredericton, proche du bord de la rivière étant complètement inondées. C’est vrai qu’il y a beaucoup d’eau dans toute la région, des lacs, des rivières.  Grand Lac, long de 20 km, à  proximité de la ville, n’arrange rien à la situation.

Il y a de beaux bâtiments historiques et la ville est aussi en plein essor, mais se développe moins vite que Moncton ou St John, car mieux situés en bord de mer et moins inondées aussi…

L’assemble législative
La mairie et la court de justice
Les baraquements du quartier de la garnison, qui ont abrité les soldats anglais avant la création du Canada en 1867
The Hall of Fame, des sportifs du Nouveau Brunswick.
Les poteaux éléctriques et les arbres recouverts par la crue !

Le sentier Trans Canada, le plus grand sentier au monde…24 000 km !

Allez, on enfile les chaussures de randonnée et on part ! 24 000 km de sentiers traversent le Canada d’une côte à une autre ! De l’océan atlantique à l’océan Pacifique et Arctique. Le  Grand Sentier ou le Trans Canada Trail a été raccordé en 2017. L’idée avait été lancée en 1992 pour les 125 ans de la Confédération Canadienne, comme un symbole d’union des provinces et territoires. Le kilomètre zéro se trouve à St Johns la capitale de Terre Neuve et Labrador, ou Victoria à l’ouest et Tuktoyaktuk dans le cercle arctique. Il traverse ensuite 13 provinces et territoires.

On en trouve une portion au Nouveau Brunswick, au sud en arrivant de la Nouvelle Ecosse, vers la  baie de Fundy, puis remontant au Nord pour atteindre le Québec. Il faudrait 2 ans pour qu’un bon marcheur puisse parcourir les 24 000 km à raison de 32 km par jour !  On peut aussi varier les plaisirs, raquettes, ski de fond, kayak, vélo…Quel beau défi ! On est loin des 2526 km du sentier de St Jacques de Compostelle, qui pourrait toutefois être une bonne préparation !

Bon, en attendant de pouvoir traverser le Canada, puisque les frontières sont toujours fermées entre les provinces, il y a déjà de quoi faire au Nouveau-Brunswick. 2000 km de sentiers! Avec les beaux jours, on peut commencer le défi !

La météo, cette semaine a été erratique ! 15 à 18 ° C, une belle douceur qui nous a permis de manger pour la première fois sur notre terrasse…La neige a fondu très vite, il n’y en avait plus quasiment jeudi et la pluie de vendredi est venue à bout des plaques résistantes…En 10 jours, les couches de neige ont complètement disparu ! Et samedi, une petite bordée blanche a remis les pendules à l’heure.

Sur la plage de Nicolas, mercredi, en T shirt !
La banquise a disparu!
Le même endroit, juste 15 jours avant! La neige recouvrait encore complètement le sable!

Le temps des sucres

Depuis début mars, c’est reparti ! Les petits sceaux et tuyaux bleus sont apparus autour des érables. De mars à avril c’est la saison de la récolte de la sève et la fabrication du fameux sirop d’érable. Cette année l’acériculture a connu une production en augmentation de 22%, dû au fait que les gens sont restés chez eux, ont  cuisiné et donc fait plus de crêpes !

La sève sucrée de l’érable. Il en faut 40 litres pour faire un litre de sirop d’érable.C’est effectivement un peu sucré, mais légèrement, on percoit à peine le goût!

Le Nouveau Brunswick et le deuxième producteur de sirop d’érable du Canada et exporte une grande partie en Chine ! Après les Boeings remplis de homards et crustacés, c’est au tour du sirop d’érable !

Moins de cabanes à sucre cette année, ces petites cabanes vendant des produits des érablières, allant des sirops au crêpes et saucisses en passant par le «  taffy on the snow » ou « tire sur la neige »  en raison de la situation sanitaire. Mais les fermes acéricoles restent ouvertes pour faire visiter les installations  et expliquer la fabrication, héritée des Premières Nations. Certains parents de mes élèves ont des érablières et les élèves sont fiers de m’expliquer qu’après l’école, ils vont parcourir la propriété pour vérifier le système de tuyaux et pipelines et faire bouillir la sève récoltée, surtout quand je leur dis que cela n’existe pas en France !

Ca bout!

Il y a encore de la neige dans le bois, mais elle fond vite au soleil! 15 °C aujourd’hui et aussi annoncé toute la semaine! Mais avril n’est pas encore là, et on sait bien qu’il ne faut pas se découvrir!

La francophonie, une réussite française!

C’est le mois de la francophonie au Canada et ce 20 mars on célébra le jour de la francophonie. Lorsque l’on vit en France, on ne s’intéresse pas vraiment à la francophonie, on pense aux pays voisins, comme la Belgique, le Luxembourg ou la Suisse, voire l’Afrique francophone. Mais quand on vit à l’étranger, la francophonie prend une toute autre dimension. Lors de mon expatriation en Malaisie et encore aujourd’hui au Canada, je m’aperçois que la France et notre belle langue rayonne encore de façon incroyable. Il existe des instituts français ou alliances françaises dans de nombreux pays, proposant des cours de langue française et participant à la diffusion de la culture française, avec souvent des moyens financiers à faire pâlir nos associations culturelles en métropole.

 Une visite sur le site de l’organisation internationale de la francophonie dont le siège est  à Paris, laisse rêveur sur les missions et les emplois intéressants proposés. Depuis les années 1970, cette organisation qui a d’abord œuvré pour le rayonnement de la langue française et la coopération,  a élargi aujourd’hui ses missions  à la promotion de la langue française et de la diversité culturelle et linguistique ; la promotion de la paix, de la démocratie et des droits de l’homme ; l’appui à l’éducation, la formation, l’enseignement supérieur et la recherche ; le développement de la coopération au service du développement durable.

Il y a aujourd’hui plus de 300 millions de francophones dans le monde, 88 pays membres de l’OIF, le français est la 5e langue mondiale et la 4e sur internet.

Finalement, tout cela donne l’impression bizarre que la France se porte mieux à l’étranger et qu’être français offre des avantages et opportunités inexistants en France !

 Le Canada fait partie des pays où la francophonie joue un rôle prépondérant et  prend une dimension politique, économique et éducative. Les français sont appréciés pour leur très bonne maîtrise de la langue de Molière (qui laisse à désirer parfois ici !), leur bonne  culture générale, leur sens des responsabilités au travail et le goût du travail bien fait ! Finalement, qui a dit que la France allait mal ? Pas à l’étranger, en tout cas ! Personnellement, je n’aurais jamais imaginé, moi la passionnée de la langue et de la  culture anglophone, me sentir aussi fière de défendre les couleurs de la France et de la Francophonie au Nouveau Brunswick 🙂 !

Madeleine deRoybon, une de mes ancêtres au Canada?

Quelle coïncidence, cette française arrivée dans les années 1680 et qui porte le nom de jeune fille de ma mère et de mes ancêtres maternelles ! Madeleine de Roybon D’Allonne, fille d’un notable français de Montargis dans le Loiret, est considérée ici dans les livres d’histoire comme la première femme d’affaire française arrivée en Nouvelle France avec l’explorateur Robert La Salle. Elle aurait exploité un bout de terre offert par l’explorateur, en y faisant pousser des légumes et élevant du bétail et en vendant de la fourrure. Son exploitation aurait été détruite par les Iroquois à qui appartenaient les terres et elle aurait fini sa vie à Montréal, rue Saint Vincent. Une école aujourd’hui en Ontario porte son nom et elle apparait souvent dans les récits historiques du Canada !

Nous avons bien profité de la semaine de relâche. Il a fait un soleil radieux toute la semaine, même si les températures sont encore négatives. La banquise a même fondu dans le détroit de Northumberland, il n’aura été pris dans les glaces que quelques semaines.

Nous avons découvert la station de ski de Polly Mountain à 1h 15 de Moncton. Un petit air alpin, non?

Puis, nous sommes retournés à l’amphithéâtre de glace. C’est toujours aussi beau! Et cette fois on avait pensé au tapis glissant, le » crazy carpet », pour redescendre!

Un petit air de Chartreuse, non?
Et la surprise du jour! L’océan a déjà dégelé!
Le même endroit, fin janvier!!!

Le parc de Fundy en hiver.

Il me tardait de revoir l’océan et le parc de Fundy l’hiver. A cet endroit du Nouveau Brunswick l’océan ne gèle pas, et on peut respirer l’air marin et entendre les vagues rouler sur le sable. On pouvait même sentir la chaleur des rayons du soleil, sur la plage du petit port d’Alma, à l’entrée du parc national de Fundy. Ce parc est un vrai terrain de jeux en toute saison, et même si les routes du parc ne sont pas toutes dégagées, il y a encore beaucoup de sentiers accessibles. On peut y louer aussi des raquettes, des fat bikes, des ski de fond et ski-raquettes( petits skis larges) et du ski-joering. On peut même y louer des yourtes ou  petits chalets de trappeurs perdus dans la forêt accessibles uniquement à pied ou raquettes. Repos et tranquillité absolus ! Il paraît que les nuits étoilées y sont spectaculaires !

Le petit port d’Alma vaut également le détour, pour ses bateaux colorés, ses casiers à homards et son ambiance surannée. A l’entrée du parc, le petit musée de Molly Kool, rappelle l’histoire de cette néobrunswickoise, première femme capitaine de navire en Amérique du Nord dans les années 30.

Sur la route du retour, nous nous sommes arrêtés aux fameux rochers Hopewell, emblèmes du Nouveau Brunswick. Même si le site est fermé l’hiver, les rochers sont tout de même accessibles. Nous avons pu les voir cette fois-ci à marée basse.

Nous sommes en vacances cette semaine, c’est March Break ou la semaine de relâche, à cette époque normalement, une grande partie des canadiens s’envolent vers le sud, le Mexique, les caraïbes, la Floride…Quasiment impossible cet année, avec toutes les restrictions en place !

Black History Month

Février est le mois de l’histoire des Noirs aux USA et au Canada. Tout le mois de février est consacré à l’héritage historique de la communauté afro-américaine. De nombreuses manifestations culturelles ont lieu dans les écoles, universités, musées et municipalités. L’histoire des noirs canadiens est peut-être un peu moins brutale et mouvementée que celles des USA, mais tout aussi passionnante. Beaucoup d’esclaves, d’ailleurs, sont venus se réfugier au 18 et 19eme siècle au Canada, fuyant les lois esclavagistes inhumaines des Etats-Unis. Leur sort n’a pas été plus rose au Canada et de nombreux évènements sombres sont venus entacher l’histoire canadienne. Telle Rosa Park dans les années 50,  aux USA, Viola Desmond, une néo-écossaise, à qui on  a refusé une place de cinéma dans le balcon d’une salle de  théâtre, en 1946 et que l’on a trainé violemment pour la faire sortir, a également lutté pour la fin de la ségrégation. On la trouve aujourd’hui sur les billets de 10$. Même si beaucoup de chemin a été parcouru depuis et que le Canada est souvent cité pour son multiculturalisme et sa mosaïque ethnique, il reste encore à faire. Un reportage, sur Radio Canada, cette semaine, indiquait qu’au N B, aucune personne noire n’officie dans les hautes sphères du gouvernement et de l’administration. Le « plafond de verre » ou l’absence d’ascenseur social, existe toujours, et dans cette province, restée pendant longtemps loin du brassage multiculturel comme on peut le trouver à Toronto ou Montréal. Et je me faisais la réflexion encore cette semaine, dans mon école, le nombre d’enfants d’origine asiatique, amérindienne ou noire se compte sur les doigts des 2 mains pour 600 élèves ! Même si la venue en nombre d’immigrants d’Afrique francophone change peu à peu le visage de la population du NB, on sent qu’un certain conservatisme a du mal à se faire à cette nouvelle réalité.

De notre côté, on profite des belles journées ensoleillées, comme celle-ci, que nous avons eu toute la semaine! Si le printemps n’arrive pas encore, et la neige est encore très épaisse, on sent tout de même qu’il commence à pointer son nez!
Le sport favori des dimanches d’hiver, le « pond hockey », le hockey sur étang gelé!
La cour de récréation de mon école, il y a quelques jours! Chanceux, les petits canadiens!
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