La ville de Dieppe, au Nouveau Brunswick, jumelée avec la ville de Dieppe en France.

Comme beaucoup de villes américaines, il existe beaucoup de villes canadiennes qui portent des noms français : Montpellier, la capitale du Vermont, Paris, au Texas, Saint Louis dans le Missouri et tant d’autres ! Le Canada ne manque pas non plus de villes rappelant les liens forts historiques unissant les deux pays. Encore moins l’Acadie. Tous les villages ou villes acadiennes font référence à l’histoire de nos ancêtres arrivés ici avec Samuel de Champlain. C’est tout naturellement, que la ville de Dieppe où j’habite a été nommée dans les années 50 d’après une ville française. C’était avant cela une petite bourgade qui s’est développée et continue à se développer très vite. Elle compte aujourd’hui pas loin de 30 000 habitants. Le nom de Dieppe a été choisie pour deux raisons, tout d’abord, parce que Samuel de Champlain est parti de Dieppe, et est arrivé ici, au Nouveau Brunswick en 1604 qu’il a d’abord nommée la Nouvelle France. Ici son nom est partout, c’est même le nom du  grand centre commercial ! Jacques Cartier est inconnu des canadiens ! Encore des points de vue historiques divergents ! La deuxième raison est le débarquement désastreux à Dieppe, en Normandie, le 19 août 1942 où des nombreux soldats canadiens ont péri. Le monument au mort, d’ailleurs,  sur la place Champlain de la ville est orné de galets de la plage du débarquement à Dieppe, rapportés par des élèves.

Les deux villes sont jumelées aujourd’hui et il existe des échanges entre les deux villes. La ville de Dieppe, du Nouveau Brunswick est aussi jumelée avec Carencro, en Louisiane, où de nombreux acadiens ont fui  lors du grand « déménagement » comme on l’appelle ici,  mais c’est plutôt d’un véritable génocide des acadiens qui s’est produit suite aux guerres avec les anglais.

Petit détour par le petit village de Elgin, vendredi après l’école, pour un petit pot chez une collègue. A 20 mn de Petitcodiac, au creux des Appalaches, un petit air des Alpes..
La neige a fondu, et il faisait 18 ° C, ce vendredi !
Par contre, l’herbe est encore bien jaune, il faut patienter encore un peu…Beaucoup de fermes dans le village d’Elgin, souvent celles de mes élèves. Ici une ferme acéricole, des grands-parents de Frasier, un élève de 4eme et des fermes d’élévage aussi.
Sur les hauteurs des collines, les parties déboisées sont des champs de myrtilles, une vraie économie locale, comme en Nouvelle-Ecosse. Ma collègue me racontait que adolescente, elle ramassait les myrtilles chaque été, un seau à la main et été payée au nombre de seaux ramassés dans la journée, jusqu’à 12heures accroupie dans les myrtilliers ! Aujourd’hui, la récolte est largement mécanisé et les adolescents sont remplacés par des saisonniers venant d’Amérique centrale, comme pour la saison du homard!

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