Pour nous le printemps n’a pas encore montré son nez, pas encore de petites fleurs, ni d’oiseaux qui chantent, encore de la neige et même si elle commence à fondre et les rivières à dégeler, il va falloir encore attendre un bon mois pour cela, mais il y a les cabanes à sucre!
Heureusement, nous avons pu en visiter une avant que les consignes sanitaires soient passées par là. Les cabanes à sucre ou érablières sont des fermes plus ou moins traditionnelles de fabrication du sirop d’érable. Même si on voit encore de ci delà des petits seaux accrochés aux arbres, comme les autochtones le faisaient jadis, pour récolter la sève montante des érables à sucre (pas la peine d’essayer avec l’érable de votre jardin, ce n’est probablement pas un érable à sucre !), l’activité s’est maintenant modernisée avec un système de tuyaux qui partent d’une fente au milieu du tronc et qui récoltent la sève, plutôt de l’eau sucrée, jusqu’aux installations de transformation qui restent sommaires et traditionnelles encore.
Le Canada est le premier producteur de sirop d’érable au monde, environ 70000 tonnes par an, majoritairement expédiés vers la Chine et le reste du monde. Pour un litre de sirop d’érable il faut recueillir environ 40 litres de sève et si le moins de mars est le mois idéal pour recueillir la sève, les arbres restent sous perfusion toute l’année. Il faut des températures positives en journée et négative la nuit pour que l’arbre se dilate et laisse couler sa sève. Une fois la sève récoltée, elle est chauffée, plusieurs fois pour faire évaporer l’eau et garder le sucre, un peu comme du caramel en fait. Il y a beaucoup de produits ici, en plus du sirop. Beurre, gâteaux, bonbons et la fameuse la tire d’érable ou « taffy on ice », qui remporte un grand succès, un peu de sirop chaud versé sur de la neige pure et voici en quelques secondes une belle sucette au sirop d’érable. Les cabanes à sucre proposent aussi des brunchs avec pancakes à volonté, saucisses et fèves en sauce. Hum, un vrai délice, dommage que cette période soit écourtée cette année, car c’est une vraie tradition pour les canadiens, une vraie ambiance de fin d’hiver canadien…














