En cette période tumultueuse sur le plan international, on en oublie un peu le reste de l’actualité, pourtant toujours très dense… En ce mois de l’histoire de premières nations ici au Nouveau Brunswick , qui met en lumière les traditions des autochtones, toujours dans un but de réconciliation, des évènements viennent entacher ces efforts de faire oublier le passé. En effet, en Nouvelle Ecosse, des émeutes importantes ont eu lieu entre pêcheurs de homard autochtones et les autres. Des traités signés au 18eme siècle autorisent les communautés Mik’maqs à pêcher le homard en dehors de la saison officielle allant de mai à novembre pour les pêcheurs canadiens. Ces traités, qui n’ont jamais vraiment été révisés, stipulent que les communautés autochtones peuvent continuer à pécher pour leur permettre de continuer à avoir un revenu pendant l’hiver. Or, c’est cette définition vague de « revenu « qui polarise toutes les crispations. Des voitures ont été brûlées, des actes de vandalisme ont été perpétrés de chaque côté des communautés. L’histoire se réécrit toujours et encore et l’argent générée par l’exploitation du homard reste un sujet brûlant. Fin août, c’était Trump qui été intervenu pour protéger les pêcheurs de homard du Maine de la concurrence du homard canadien. Pour la petite histoire, c’était aussi pour s’assurer des voix dans cet état qui a brusquement changé de couleur en 2016, votant majoritairement pour lui, alors que cet état a toujours été démocrate comme la plupart des états de la Nouvelle Angleterre…
Au Nouveau Brunswick cette semaine les entreprises de déneigement sont venues installés les bâtons de neige bleus, qui viennent signaler les « driveways » des maisons individuelles lors du déneigement…cela sent l’hiver!! C’est vrai les températures depuis aujourd’hui baissent, on devrait avoir des gelées cette semaine…Pour 350$ la saison, une entreprise vient souffler la neige devant chez toi dès qu’il neige…En même temps, je ne me vois pas vraiment déneiger les quantités de neige, ce n’est pas les quelques centimètre du Nord Isère…

Un autre sujet intéressant : les « snow birds » sont inquiets. Ce nom « d’oiseaux des neiges » que l’on donne au retraités canadiens et plus généralement du nord de l’Amérique qui vivent l’hiver en Floride ou au soleil et reviennent l’été au nord, souvent vivre dans un énorme camping-car dans un camping. Ils sont très nombreux. C’est vrai que mes élèves me parlent très souvent du cottage de leurs grands-parents en Floride ! Tout un concept, qui perdure depuis des générations, mis à mal par la pandémie…Les hôtels canadiens, frappés par la crise, essaient de récupérer cette clientèle, pas sûr que cela marche…
