Découverte du Québec et de la région du Bas St Laurent

La province du Québec est immense, très étendue et peuplée de plus de 8 millions d’habitants. On y trouve beaucoup de ressources et richesses naturelles. Je l’ai trouvé beaucoup plus développée économiquement que le Nouveau-Brunswick, différente aussi, d’un point de vue culturel, historique et architectural. On sent vraiment l’influence française et on se demande aussi comment cette communauté étant et se revendiquant à part dans cette Amérique du Nord imposante a pu survivre.

La région du Bas St Laurent et de Chaudière-Appalaches se situe au sud de la Province proche de la frontière américaine. C’est une région vallonnée, boisée et parsemée de nombreux lacs et rivières. Un paradis des activités en plein air en été comme en hiver.

Le Saint Laurent à cet endroit est époustouflant. De 25 à 30 km de large, l’embouchure en amont est la plus grande du monde avec 48 km de large entre les deux rives, à donner le tournis! On y trouve de nombreuses îles dont l’ile de Anticosti, aussi grande que la Corse, à l’embouchure, face à la Gaspésie, une autre très belle région à découvrir juste au Nord du Nouveau-Brunswick.

Ce qui m’a surprise, c’est de voir des habitations et de nombreuses fermes situées juste au bord des berges du fleuve. Cette immensité donne une impression de vulnérabilité et d’impuissance face aux éléments.

Hâte d’y retourner l’été!

Au loin, le St Laurent
Pêche sur glace et chiens de traineaux.
A l’aller, arrêt à Hartland, à l’ouest du NB, où se trouve le point couvert en bois, le plus long du monde datant du début de 20eme siècle et traversant la rivière St John.
Pas rassurant…

Québec, la belle.

Enfin, depuis le temps que nous voulions aller à Québec city, comme on l’appelle ici, c’est enfin fait!

A 7 heures de route de Moncton via la transcanadienne 2, la ville de Québec n’est pas si loin que cela de chez nous et la province de Québec encore moins, à quelque 4 heures 30 de Moncton, juste après la ville de Edmonston au nord de la province. Mais depuis mars 2020 et la situation sanitaire, la frontière entre le NB et le Québec était fermée aux touristes. Elle n’a rouvert qu’en juillet 2021. Enfin ! Les fêtes de fin d’année étaient le moment idéal.

Ceux qui ont déjà visité la ville de Québec en temps normal, n’auraient certainement pas reconnu la Québec que nous avons visitée…Vide ! Pas un seul touriste américain ou chinois ! Tous les restaurants fermés suite aux dernières restrictions ! Quelques touristes comme nous et des étudiants. La ville rien que pour nous ! Et aux Québécois, qui doivent apprécier leur ville aussi tranquille, enfin pas ceux qui travaillent dans le tourisme. Avec plus de 4 millions de touristes par an, j’imagine la foule à cette époque de l’année dans les petites rues pavées de la ville ou sur les calèches…Nous n’en avons vu qu’une et elle était à l’arrêt, sans touriste à son bord…

Je ne sais pas si la ville est mieux ainsi, en tout cas, elle est sublime ! Je comprends sa renommée et l’attrait qu’elle représente pour les américains et autres touristes ou expatriés en mal de vielles pierres et d’architecture ancienne, même si cela reste relatif pour tout européen…Mais, c’est vrai, je l’avoue, il y a un petit air des vieux quartiers Lyon ou Paris dans la vielle ville et je comprends comment le charme peut opérer, surtout pendant les fêtes, avec la neige, les décorations de Noël et les chants de Noël diffusés au coin des petites rues.

Sa situation géographique au bord du St Laurent, sous les glaces à cette époque de l’année est incroyable, un plateau dominant le fleuve accroché à des falaises. Samuel de Champlain, n’a pas hésité une seconde, lors de son arrivée en 1604 pour y établir le fief de la nouvelle France et y faire ériger son château ST Louis dont on voit encore les ruines aujourd’hui sous le château Frontenac, un hôtel de luxe commencé en 1892, qui a fait à lui tout seul la renommée de la ville et attiré des grandes stars américaines du cinéma et continue aujourd’hui à accueillir du beau monde…pour un minimum de 300€ la nuit…prix Covid…Certainement plus cher en d’autres temps…

L’histoire de la ville de Québec est passionnante, depuis sa création, jusqu’à aujourd’hui, en passant par la visite et le fameux discours du général De Gaulle en 1967 qui à l’époque avait fait beaucoup de bruit et nuit aux relations franco-canadiennes. Mais, les canadiens ont oublié cet épisode et aujourd’hui, une statue du général trône dans la ville. Elle est inscrite au patrimoine mondiale de l’Unesco. La vie au quotidien y semble agréable aussi, avec des parcs et esplanades pour faire du ski de fond, des raquettes, patins à glace et autres activités de plein-air.

Le jour des autochtones et le jour du Canada.

C’est deux jours sont proches sur le calendrier, le 21 juin et le premier juillet, et sont liés entre eux ainsi qu’à l’histoire du Canada. D’ailleurs, encore plus cette année, car certaines villes ont décidé de ne pas célébrer la fête nationale la semaine prochaine par respect pour les peuples autochtones suite aux atrocités perpétrées sur les enfants autochtones révélées ces dernières semaines. Cette semaine encore des tombes ont été trouvées près d’un pensionnat autochtone dans la province du Saskatchewan…Je n’ose imaginer encore toutes les horreurs à venir dans les prochains mois…Comment a-t-on pu causer de telles atrocités à des gens tellement humains, proche de la nature et ayant tellement de bon sens?

Une enseignante autochtone de mon école appartement à la communauté des Mi’kmaqs est venue dans ma classe lundi parler à mes deux classes de 4ème, c’était tellement fascinant de l’écouter, même mes élèves étaient captivés!
Elle nous a présenter la tradition des Pow Wow, ces rassemblements festifs qui se déroulent l’été au Canada. Il s’agit d’une sorte de cousinades où les familles et amis se retrouvent mais tout le monde y est invités, même les non natifs. Pendant deux ou trois jours, généralement dans les réserves encore présentes aujourd’hui, du matin au soir, on y danse, joue de la musique, défile, mange des repas traditionnels, pain frit, viande d’original, maïs grillés, crustacés, mais aussi de la nourriture plus ordinaire. Des cérémonies y sont conduites, celle du lever du soleil par exemple, ou des danses traditionnelles ayant chacune une signification, car il s’agit plutôt d’une danse/prière. Dans les communautés de l’ouest, il exige la danse des cerceaux, c’est juste magique, à voir absolument, les danseurs peuvent danser avec plus de 10 cerceaux. Dans cette partie du Canada, c’est plutôt la danse du châle ou celle avec des tenues ornées de petites clochettes pouvant être faites avec des épines de porc-épic décorées. Le tambour est également un élément important et sacré, chaque membre de la communauté reçoit un tambour où le confectionne lors de différentes cérémonies. Chaque enfant reçoit aussi un nom tribal souvent associé à un animal qui est ensuite représenté sur des tenues ou objets traditionnels lui appartenant. Il y aussi la cérémonie du “sweat lodge” une grotte ou dôme chauffés comme un sauna pour pouvoir se purifier et enlever les toxines et mauvaises énergies. Toutes ces cérémonies et traditions sont en lien direct avec la nature, pour une vie saine et harmonieuse. Un des fondements de leurs croyances animistes dans lesquelles tout a un sens et une raison d’exister est de ne prendre que ce dont on a besoin dans la nature et laisser le reste…À méditer…

Vicky a apporté le châle traditionnel de sa fille qu’elle revêt lors des Pow Wow. La tortue représente Turtle Island le territoire de l’Amérique du Nord et le cercle des 4 couleurs les 4 races humaines vivant réunies. Le chiffre 4 a une signification importante dans la tradition autochtone. Les 4 couleurs, les 4 plantes, les 4 races, 4 directions, 4 moments de la journée…
Les élèves du primaire, eux ont fait un défilé du premier juillet avant l’heure. Le sens du patriotisme est vraiment ancré ici dès le plus jeune âge.

Shediac, station balnéaire!

On la surnomme la capitale mondiale du homard, elle est la station balnéaire de référence du NB. Des chansons populaires lui sont consacrées, elle est la Valras plage du NB, au cœur de l’Acadie. Elle peut paraître vieillotte à première vue, mais elle a un potentiel énorme. Nichée dans une baie entre rivière et océan, à 20 minutes de Moncton, on y trouve de tout. Des pêcheurs et vendeurs de homards, des vieux hôtels aux façades multicolores, une rue principale dynamique, de nombreux restaurants dont beaucoup sont tenus par des français, un petit port de pêche et de plaisance, un yacht club, la populaire plage de Parlee qui attire beaucoup de monde l’été pour ses eaux très chaudes pouvant atteindre 24 degrés et la baignade surveillée. Bon personnellement je trouve que 13$ la journée l’été, pour entrer dans le petit parc où se trouve la plage, c’est très cher…Surtout que les plages le long de la côte acadienne sont plus belles et moins peuplées. Mais le concept de la plage au Canada est un peu différent que le concept européen…

Beaucoup d’activités sont proposées l’été à Shediac, croisières dans la baie, jet ski, kite surf, kayak, paddle, festival du homard en juillet, concert, attention le week-end, il peut même avoir des bouchons pour entrer et sortir de la ville! C’ est à noter, car au NB, on ne connaît pas les bouchons!
Les gens ralentissent souvent devant le homard géant situé à l’entrée de la ville, car il figure dans le livre des records, comme étant le plus gros du monde!

Il a fait plus de 35 lundi et mardi, les écoles ont fermées l’après-midi! C’est vrai qu’il faisait très chaud dans les classes et dehors, mais au bord de l’océan, c’est juste parfait!

Sauvons la forêt !

Cette photo a été partagée des milliers de fois cette semaine. Une automobiliste n’a pu s’empêcher de prendre en photo ce tronc d’arbre gigantesque sur une route de la Colombie Britannique, se demandant comment on pouvait encore couper de tels arbres !

C’est vrai même si des mouvements conversationnistes apparaissent au Canada pour sauver la forêt, on sent que la priorité n’est pas encore la préoccupation de tous. Depuis, novembre 2020, il est interdit de couper des arbres remarquables a répondu le gouvernement et celui-ci aurait été abattu avant, dixit ce même gouvernement. Bref, il y a encore du chemin à parcourir, le bois c’est avant tout du business ici, pour la construction et quand on sait que le prix a augmenté de 300 % ces derniers mois, on comprend pourquoi. Mais c’est vrai aussi que les canadiens sont gâtés et que lorsqu’on survole ou traverse le pays, il n’y a que des forêts et des arbres à perte de vue…Mais cela fait quand même mal au cœur quand on voit ses tractopelles foncer dans la forêt sans prendre le soin de couper les arbres et faire des tas de bois morts qui sont emmenés je ne sais où et tout cela pour dégager des terrains à bâtir. Et aussi de voir encore beaucoup de déchets jonchés les chemins et les sous-bois. Voilà déjà deux fois que je suggère à mes collègues de sensibiliser nos élèves à la protection de la nature abondante autour de l’école et de faire des séances de ramassage des détritus autour de l’école, mais sans succès. Il y a encore de l’éducation à faire…

L’été arrive ! L’eau est déjà à 19 ou 20! Premier bain hier! Ils annoncent plus de 30° cette semaine!

C’est le mois de l’histoire et de la culture autochtone.

Après le mois de février dédié à l’histoire des canadiens noirs, juin est celui de l’héritage de la culture autochtone. Tout au long du mois, il y aura des évènements festifs qui culmineront avec la journée du 21, jour de la culture autochtone. Et les célébrations commencent plutôt tristement, puis qu’en fin de semaine dernière, les tombes de 235 enfants autochtones ont été retrouvées proche d’un ancien pensionnat autochtone ou « école résidentielle » en anglais, dans une réserve de Colombie Britannique, probablement tués par les canadiens blancs qui voulaient que tous ces enfants nient leurs origines et traditions et soient assimilés. J’ai déjà parlé de cette partie de l’histoire très sombre du Canada qui a perduré des années 1870 à 1996, fermeture du dernier pensionnat. D’ailleurs j’ai reçu un message du district aujourd’hui nous demandant de porter un T-shirt orange en signe de reconnaissance. Le pays a encore beaucoup à faire pour réparer les atrocités commises. Ce mois dédié à leur histoire fait partie de cette démarche. Avoir des enseignants ressources dans les établissements scolaires en fait aussi partie. Dans mon école, nous avons déjà invité une « ainée » à venir parler aux élèves de la culture de Mik’maqs, les premières nations vivant ici au Nouveau Brunswick. Une enseignante ressource a également été embauchée récemment dans mon école pour diffuser cette culture. Je lui ai demandé de venir expliquer à mes élèves la tradition de pow wows et des jeux traditionnels. J’ai hâte…

Le Fundy Trail Parkway

Depuis quelques années le gouvernement du Nouveau Brunswick investit dans le tourisme et il était temps! Surnommé le « drive-through  province » pendant longtemps, la province où l’on ne fait juste passer, pour aller notamment à IPE ou la Nouvelle Ecosse, plus océaniques et estivales, le Nouveau Brunswick s’est longtemps résigné à croire les représentations populaires, à tort ! Les deux parcs nationaux en sont la preuve  du contraire, mais aussi tous ces endroits de toute beauté que je découvre peu à peu. Depuis le début des années 2000, une nouvelle route scénique a été créée, le Fundy Trail Park, qui a pour objectif de longer la magnifique et spectaculaire baie de Fundy et le sentier de randonnée, le Fundy Trail, classé parmi les 50 meilleurs au monde,  de St Martins à Alma. Des portions de routes panoramiques et gardées sont ajoutées peu à peu pour relier tout le sud du Nouveau Brunswick. L’année dernière une nouvelle portion a été ouverte et cette année, la dernière jonction devrait être finie. Un paradis pour les randonneurs et les cyclistes, proposant de nombreuses activités. La route pour rejoindre l’entrée du parc ouvert de fin mai à mi-octobre est un peu longue de Moncton, il faut compter environ deux heures pour rejoindre l’entrée Ouest du parc et il faut ensuite prendre le temps de traverser le parc, s’arrêter pour admirer les points de vue, les cascades, les falaises de plus de 200 mètres de haut,  passer sur le pont suspendu, flâner sur les plages ou encore faire de la randonnée pour ressortir entrée Est et rejoindre Sussex. Je voulais profiter de la journée de vendredi vaquée pour les élèves en raison du week-end de la reine, (les enseignants devaient tout de même se rendre dans leurs établissements pour diverses formations, mais l’après-midi était dédiée au bien-être ou tâches administratives),  il faisait une journée estivale, avec 28°C dans l’air, mais malheureusement je suis arrivée trop tard à l’entrée du parc, il fermait à 17 heures ! Les horaires sont plus amples en été. J’ai quand même pu apprécier les grottes et le village de St Martins et la vue dominante sur la baie de Fundy en m’approchant de l’entrée du parc. Je me suis dit que la prochaine fois, il faudrait partir très tôt le matin ou peut-être passer une nuit au village pittoresque de St Martins.

Un lac sur la route menant à St Martins. Ci dessous, le prix du homard dans le petit port de St Martins, non vous ne revez pas, 10.50$ la livre, soit 7 euros, l’été le prix peut descendre à 3$ !!! Jeu de washer toss ou jeu de rondelles à lancer, typiquement néo-brunswickois, avec mes collègues, sur le terrain de jeu de l’école, après notre matinée de formation !

La plage de Shédiac jeudi soir.

La ville de St John,NB.

C’est la troisième plus grosse ville du sud du Nouveau-Brunswick après Moncton et Fredericton, à ne pas confondre avec la ville de St John’s, la capitale de Terre-Neuve et Labrador. Elle est connue pour ses chutes réversibles uniques générées par les marées importantes de la baie de Fundy et leurs rencontres avec le fleuve St Jean qui traverse une grand partie du NB. C’est une ville industrielle au premier abord, avec son port imposant et les énormes bateaux, pétroliers et containers que l’on y voit. Mais, le centre-ville est plutôt agréable avec ses docks et son centre-ville en brique aux nombreux bâtiments classés. Un petit air de villes du Nord de l’Amérique, située qu’à une heure de la frontière américaine à peine ! 90% de la population y est anglophone, on est encore loin de l’équilibre bilingue. Une histoire riche aussi, liée à l’immigration européenne et britannique et à son port stratégiquement bien situé. On parle souvent de compétition entre les deux villes de Fredericton et St Jean, mais j’ai trouvé la dernière beaucoup plus jeune, dynamique et agréable. La proximité de l’océan, de parc, de sentiers côtiers la rendent encore plus attrayante !

Quelques photos prises sur internet, je n’avais plus de batterie!
Fin de semaine beaucoup plus lumineuse, ici ce samedi au parc national de Kouchibougouac

Un retour à la nature…au Nouveau Brunswick !

On le sait, la crise sanitaire a laissé, laisse et laissera bien des marques sur la santé mentale et les projets de vie de nombreuses personnes.

Parmi ces impacts, le retour à une vie plus campagnarde et plus proche de la nature. On connait l’impact sur les ventes immobilières des maisons à la campagne en France, mais également ici et dans de nombreux pays. Un autre phénomène apparait aussi, c’est le retour radical à une vie en autarcie. Beaucoup de jeunes, entre 20 et 30 ans,  la fameuse génération Z, la nouvelle génération, née au début des années 2000 et  non celles des  milléniaux qui eux font partie de la génération née entre 1980 et 1996, quittent leur vie citadine pour un changement de vie total.

Le phénomène existe depuis quelques années, déjà, en France aussi, avec des communautés de jeunes gens se regroupant autour de projets agricoles ou environnementaux, ou décidant de vivre ensemble dans un même grand bâtiment restauré pour réduire l’impact sur l’environnement et la société en général. La crise sanitaire accélère encore ce phénomène. J’entends les jeunes de cette génération Z autour de moi, parler de ces projets de retour à une vie rurale et agricole, proche des animaux et de la terre,  finalement, celle qu’ont connue mes grands- parents il n’y a pas si longtemps…

Et le Nouveau Brunswick, fait partie de ces endroits qui attirent ces jeunes gens, en quête de grands espaces et d’une vie simple et saine. Depuis quelques mois, de nombreux Ontariens par exemple sont venus s’installer ici, plus de 1000 pour l’année 2020 avec un pic significatif entre septembre et décembre de plus de 450 personnes ! Pour une population de 750 000 habitants et un territoire aussi grand que la région Rhône-Alpes-Auvergne ou la Belgique, c’est conséquent, sans parler des Québécois et des immigrants. Des américains aussi, passent la frontière, pour trouver une vie plus équilibrée et équitable.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick se targe de sa bonne gestion de la crise sanitaire et du peu de cas ici, ainsi que le maintien d’une vie quasi-normale, mais il y a plus que cela, à mon avis. Le Nouveau Brunswick offre des paysages magnifiques, une faune et flore abondantes, la proximité de l’océan, des forêts et de grandes villes faciles d’accès, même si on se trouve au milieu de nul part…Les psychologues et coach en santé mental,  de pleine conscience,  de yoga,  de bien-être sont catégoriques. L’être humain a besoin de se retrouver au moins 20 minutes par jour dans la nature, c’est vital pour notre équilibre et notre bien-être, surtout pour se débarrasser de cette maladie du siècle : le stress !

 Elle a tellement raison cette génération Z !

Le glouton

On pense souvent aux ours quand on évoque le Canada, mais moins au glouton appelé ici Wolverine. Gros comme un chien de grande taille, il peut être confondu avec un ours, mais il appartient à la famille de putois et est un rongeur. C’ est un animal redoutable, des dents très pointues, des griffes acérées, un vrai charognard qui ne va pas hésiter à s’en prendre à des animaux plus grands que lui, tels des chevreuils, lynx ou petit ours ou à leur voler leur nourriture, qu’il va asperger comme le putois pour pouvoir la conserver pour plus tard, rien que pour lui! Il vit surtout dans les zones arctiques au nord del’Amerique où de l’Europe. Il est redouté des populations indigènes, plus que les ours!
Heureusement, pas de gloutons au Nouveau Brunswick, seulement des ours noirs très peureux qui peuvent s’aventurer exceptionnellement, à la fin de l’hiver, encore engourdis, dans les rues des villes. Un avait été aperçu au printemps dernier à Moncton, et il y a quelques années dans les rues de Dieppe, ce qui avait terrifié Eva en arrivant ici, qui n’osait pas marcher dans la rue seule!! Nous n’en avons pas encore croisé, ni d’original, malgré les nombreux panneaux clignotants sur certaines routes! Un soir de la semaine, j’ai vu un porc-épic dans le parc à côté de la maison, je n’en avais jamais vu. Je vois régulièrement des biches et cerfs dans ce même parc ou sur les routes et des aigles royaux aussi et plein d’oiseaux dont je ne connais malheureusement pas le nom!!

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